Jour 10 : Chiang Mai

Aujourd’hui, vraie grasse mat. Réveil à 9h30. On en avait bien besoin. On prend notre temps pour prendre le petit déjeuner et on retrouve Eric vers 11h45. Aujourd’hui, on emmène Marine avec nous à Chaing Mai.

On commence par aller visiter le Art In Paradise. Un musée 3D où on prend des tonnes de photos. Pendant ce temps, Eric nous attends dehors. Le pauvre, on est resté plus de 2h dans le musée !!!

On retourne ensuite au marché de Warorot. Aujourd’hui, Eric a décidé de nous faire goûter des insectes. On commence par les vers à soie : très particulier. Quand on croque dedans il y a un liquide visqueux qui en sort. Ensuite vient le tour des criquets. Ça c’est bon. Ensuite on goûte des sortes de guêpes. Et là par contre impossible. Et pour finir, les vers de bambous (trop bon) et des sauterelles. On continue à se balader un peu dans le marché en s’achetant à grignoter à différents stands. Au passage, Eric achète quelques piments pour Nico.

On reprend la voiture direction le Saturday night market. On s’y promène quelques heures. Marché super sympa. Et ici aussi, à 18h, retentit l’hymne national. Et comme au parc Lumpini, la vie s’arrête.

De retour au Mai Siam, on retrouve Eric pour l’apéro. Et là, Pranee me prépare un bol de vers de bambou frais, tiédi et assaisonnés avec une sauce piquante : excellent.

On dîne et retour à la chambre pour préparer les valises. Pas alors, mais alors pas du tout envie de partir. Et pendant ce temps-là, les enfants ont appris à Marine à jouer au kilo de merde. Du coup, c’est étrange, quand on arrive dans leur bungalow au lieu de compter en français, ils comptent tous en thaï.

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Jour 9 : Chiang Rai

Réveil à 5h, ça pique !!! Grosse journée en prévision. Départ à 6h pour Chiang Rai à 2h de route. Et là, on a tout le temps d’admirer l’excellente façon de conduire des Thaïs. Je sais maintenant pourquoi leur permis n’est pas international. En résumé, aucune règle, chacun fait ce qu’il veut. Eric nous explique qu’ils ont reçu un couple de touristes dont le mari était gendarme. A la fin de la journée, il lui a dit « c’est très bien, aujourd’hui en France tu aurais perdu 45 points sur ton permis ». Et en plus, Eric conduit bien par rapport au Thaïs !!!

1er arrêt au Wat Rong Khun (le temple blanc) un peu avant Chiang Rai. Tour simplement génial. Ce temple est magnifique et ne ressemble à aucun autre temple. Tout est blanc avec des petits morceaux de miroirs taillés à la main. C’est Chalermchai Kositpipat, un artiste local, qui débute sa construction en 1997 pour rendre hommage au roi Rama IX. Le temple n’est toujours pas terminé. Malheureusement, on n’a pas le droit de faire de photo à l’intérieur du temple. C’est vraiment dommage l’intérieur vaut vraiment le détour. C’est l’artiste lui-même qui a réalisé toutes les peintures, et il continue régulièrement à en rajouter. On peut y voir Ben Ladden, Dark Vador, Hello Kitty, Indiana Jones, les mignons…

Derrière le temple on a accès aux ateliers. Les ouvriers (beaucoup d’étudiants) font un travail vraiment minutieux. Chaque morceau de miroir est taillé à la main.

On va également voir le musée où sont exposées plusieurs peintures de l’artiste. Au passage, on achète des « feuilles de chance ». On est censé aller les accrocher avec toutes les autres, mais on préfère les garder en souvenir. Et on a bien fait. En repartant, on rencontre l’artiste qui accepte de nous les dédicacer.

On reprend la voiture et on s’arrête à Chiang Rai sur un marché. On va aller rendre visite à une famille Akhas qu’Eric et Pranee aide. Mais plutôt que de leur donner de l’argent, il leur apporte de la nourriture, des couvertures, des habits… Eric achète donc des légumes et du poisson. Et alors là, grand moment de solitude : les poissons sont vivants entassés les uns sur les autres dans des bassines. Eric choisit le poisson qu’il veut. Le bon côté c’est que le poisson est frais. Par contre, le mauvais côté c’est que la poissonnière le tue devant nous !!!

Sur la route pour aller jusqu’au village on s’arrête dans une plantation d’ananas. L’ananas de Chiang Rai est parait-il réputé. Je confirme : il fond tout seul dans la bouche, un vrai régal.

On arrive enfin au village Akha ; un vrai village, pas un attrape touristes. Les habitants vivent vraiment là, ils parlent un dialecte et un petit peu de thai, mais pas du tout anglais. Quand on voit leurs maisons, on se dit qu’on n’a vraiment pas de quoi se plaindre. Elles sont faites de planches de bois et les toits sont en paille. Quand on sait que pendant l’hiver les températures peuvent descendre en dessous de 0° il ne doit vraiment pas y faire chaud. Même s’ils ont un travail, ils vivent très proche de la nature. Ils fabriquent des pièges à oiseaux et ont des biches et des cerfs qu’ils ont mis dans un enclos qui leur sert de garde-manger.

Il est maintenant l’heure d’aller manger. Eric nous emmène dans un petit resto situé dans les hauteurs. La route pour y accéder est très très montagneuse. Mais ça valait le coup. Le repas était excellent (poulet au noix de cajou).

On repart ensuite en direction d’une plantation de thé. Malheureusement la cueillette est finie. Mais on apprend quand même que les feuilles de thé sont récoltées à la main. Sur chaque buisson, on ne récolte que les 3 feuilles supérieures. C’est un vrai travail de fourmis ; et le tout en plein soleil !!! On a ensuite le droit à une dégustation de thé. Vraiment excellent.

On reprend la voiture et direction du Mékong au niveau du Triangle d’Or. On va commencer par faire une ballade sur le Mékong pour aller sur une île qui appartient au Laos. On est donc obligé de laisser nos passeports à la douane. Eric, lui, nous attend en Thaïlande. Du coup comme on est 5 on a 2 long tail boats. Ce sont des bateaux qui ressemblent un peu à des barques mais avec des moteurs de voiture (voire pour certains de camion). Inutile de dire qu’ils vont à une vitesse impressionnante. Nico et Océ montent dans un bateau et Serge, Aurore et moi dans un autre. Et nous voilà partis. On commence par remonter le Mékong jusqu’à l’embouchure la rivière Ruak. De là, on voit la Thaïlande, le Laos et la Birmanie. On arrive ensuite sur l’île. A peine accosté qu’on est envahi par des enfants qui mendient. C’est clairement un attrape touristes. Il y a quelques bars et un petit marché pas top et aux vendeurs pas aimables. Pour le retour, Aurore ne veut pas monter avec nous bien sûr. Du coup les enfants sont seuls sur un bateau. Et comme leur « pilote » (qui ne doit pas être beaucoup plus vieux que Nico) se rend vite compte qu’ils n’ont pas du tout peur, il en profite pour aller à toute vitesse, pour la plus grande joie des enfants bien sûr.

On récupère nos passeports (ouf) et on retrouve Eric. Petit détour par le point de vue pour admirer le Triangle d’Or.

Puis direction le musée de l’opium. Petit musée intéressant mais sans plus. On y  apprend quand même pas mal de choses sur la culture, la façon de le fumer et les trafics… En sortant on se reprend une pluie de mousson. Il est déjà 20h, on reprend la voiture direction Chiang Mai. On y arrive 3h plus tard. Pranee nous attends avec le diner. On mange en vitesse et extinction des feux !!!

Jour 8 : Cours de cuisine avec Mister Phi

Ce matin réveil à 7h. On a réservé une journée au Banthi Tour avec Mister Phi (Se prononce Pi). Mister Phi organise des tours à la journée et se sert de l’argent pour aider les anciens de son village. Après le petit déjeuner, le chauffeur nous emmène  au point de rendez-vous. Mister Phi est déjà là à nous attendre avec son pick up. On va passer la journée avec une autre française et sa fille de 7 ans. Phi est un personnage à part, un peu hippie sur les bords. Il parle un français assez correct même si des fois ça donne des phrases bizarres. On monte dans le pick up et on roule en pleine campagne. 1er arrêt au milieu de rien pour nous montrer un arbre à bulles. Il ramasse des tiges, les casse en 2 et quand on souffle ça fait des bulles.

Il nous montre aussi à quoi on reconnait le Teck. Les feuilles sont super grandes et quand on les frotte on a les mains rouges. Il nous explique également que l’abattage des arbres est très réglementé car il y a eu beaucoup d’abus.

On repart pour s’arrêter un peu plus loin dans une ferme de crickets et de grenouilles. On voit les criquets à différents stades. Comme ça, ça ne donne pas envie de les manger !!!

Les grenouilles sont assez grosses et quand on met la main au-dessus elles essayent de nous attraper. Nous on essaye bien sûr mais en prenant bien garde de retirer la main à temps. Phi lui se laisse attraper.

On retourne ensuite chez lui pour assister à un cours de cuisine. C’est quand même pour ça qu’on a réservé la journée. Sur la route, on passe à côté d’un crematorium. Et Phi, même s’il parle bien français, ne sait pas comment on dit. Du coup il essaye de nous faire comprendre en disant que c’est un bbq. On a mis un certain temps pour comprendre de quoi il voulait parler !!! En passant, on s’arrête pour regarder des tisseuses. Elles passent leur journée à fabriquer des tissus qu’elles iront vendre sur les marchés.

On arrive donc chez lui où nous attendent sa mère et une amie de à elle. Tout est déjà installé. Au menu : 4 plats que nous allons préparer et manger. Phi est très clair dans ses explications. Finalement, la cuisine Thaï n’est pas si compliquée même s’il y a beaucoup d’ingrédients. Le plus dur une fois rentrés en France, ça va être de trouver les ingrédients. Une fois tout préparé on passe à table. Mais il y a beaucoup trop à manger, surtout qu’en plus de tout ce qu’on a cuisiné, sa mère nous apporte du riz et des bananes en dessert.

On a donc mangé :

Kapao Kai (poulet sauté au basilic thaï)

Pad Thai (plat typique à base de nouille de riz)

Som Tam (salade de papaye)

Pad Puk Bung Fai Dang (plat à base de liseron d’eau frit)

Une fois terminé, nous allons faire une petite sieste dans la maison de Phi.

Après la sieste, nous partons vers le village où l’on voit les anciens travailler. Je ne sais pas quel âge ils peuvent avoir, mais c’est impressionnant de les voir travailler le bambou et la noix de coco.

Nous partons ensuite pour les rizières. Nous voilà en planteurs de riz. Avant de commencer, on s’équipe de chausson de plongée. Phi nous explique que dans les rizières il y a toutes sortes d’animaux (poissons, sangsues, serpents…). Notre travail est de repiqué les plants de riz déjà germés. Pas compliqué à faire quand ça dure 1/2h, il faut juste enfoncer les plants. Mais pour les gens qui font ça toute la journée, c’est l’horreur. Il n’y a bien sûr pas un brin d’ombre et en plus on est plié en 2 tout le temps. Même si ce n’est pas compliqué, notre travail n’est pas génial. Quand ils repiquent leurs plants, tout est bien aligné. Nous c’est nettement moins géométrique !

Au moment où on s’apprête à repartir, on se prend une superbe averse.

On retrouve Dom, notre chauffeur, au point de rendez-vous. Après encore un super dîner on va vite se coucher car demain départ pour nord au plus tard à 6h.

Jour 7 : Ombrelles, Warorot et night market

Ce matin grasse matinée. Réveil à 8h tranquillement. Petit déjeuner et grande conversation avec Pranee. Elle parle anglais couramment, mais des fois il faut quand même s’accroche car elle a un super accent. On retrouve Pranee et le chauffeur vers 11h.

Pranee nous emmène visiter une fabrique d’ombrelles et d’éventails où tout est fait à la main. C’est super intéressant, et comme ce n’est pas très loin de l’hôtel, elle connait tout le monde et nous donne plein de détails sur la fabrication. En sortant on s’arrête à la boutique pour faire des achats de souvenirs.

 

Puis, direction Chiang Mai direction le marché de Warorot. On visite le marché et Pranee en profite pour faire ses courses. Elle nous donne plein d’infos sur les produits, la cuisine, les traditions…

 

Nicolas et Océane, voyant Pranee acheter des sacs entiers de piments lui demandent s’ils peuvent en goûter un. Et là, grand moment de solitude ; enfin surtout pour eux. Les vendeuses qui se trouvent autour d’eux finissent par avoir pitié (après avoir bien rit) et leur apporte de l’eau, des fruits, des glaçons et tout ce qui leur passe sous la main pour essayer de calmer la sensation de brulure.

 

Une fois les courses terminées, le chauffeur nous dépose dans le vieux Chiang Mai, près des remparts. Et pour changer un peu de la nourriture thaï, on va déjeuner au mac do. On se balade dans les vieilles rues et on visite quelques temples. On a aussi droit à notre 1ere pluie de mousson. Ça ne dure pas, mais c’est quand même impressionnant.

 

Vers 18h, on se dirige vers le Night Market. Pas mal, mais beaucoup plus petit que Chatuchak et surtout plein de touristes. Le marché qu’on a fait le matin avec Pranee était beaucoup plus sympa. On tombe quand même sur un stand de rotee et bien sûr on en profite !!! Et Aurore peut enfin prendre un bain de pieds aces des poissons!!!

 

On retourne dîner au mac do et on appelle le chauffeur pour qu’il vienne nous chercher. De retour à l’hôtel, Eric nous attend et nous offre le même cocktail que le jour de notre arrivée. Pranee est non seulement bonne cuisinière, mais elle est aussi très manuelle. Elle offre à Serge une cuillère qu’elle a faite en bambou et moi, un cendrier. Retour à la chambre et dodo.

Jour 6 : Ran Tong Elephant / Doï Suthep

Réveil à 6h pour aller passer la journée avec les éléphants. On passe bien sûr par la case petit déjeuner. Thé, café, céréales, pains, beurre, confiture, jus de fruits et fruits frais.

A 7h15, on retrouve Eric qui nous dépose à Chiang Mai au point de rendez-vous. De là, une voiture du camp Ran Tong vient nous chercher. Il faut une bonne heure pour arriver jusqu’au parc. A peine arrivés, on est pris en charge par Lova, notre accompagnatrice pour la journée. Notre groupe se compose d’une dizaine de personnes. Elle nous demande d’enfiler des habits (très moches) pour éviter de trop nous salir. Puis elle nous donne les consignes de sécurité. En fait, il n’y a pas grand-chose à savoir ; éviter de caresser les éléphants entre les 2 yeux car ne voyant pas ce qui se passe, ils pourraient être surpris et ne pas les caresser sur la trompe car ils ont beaucoup de force. Elle nous explique aussi que quand ils jouent, ils peuvent donner des coups avec leurs pattes arrière sur les côtés. Ce n’est pas méchant, ils s’amusent ; mais ça peut quand même faire très mal. Elle nous oblige aussi à tout laisser au vestiaire. On a bien sur le droit de prendre les appareils photo et les téléphones, mais aucun sac. Les éléphants sont très joueurs et adore chiper les sacs. Une fois prêts, on descend voir les éléphants.

Et alors là, c’est trop génial. Il y a 6 éléphants (4 jeunes et 1 femelle de 19 ans avec son bébé de 11 mois). Tous ces éléphants (à part Rantong le bébé) viennent de parc où ils étaient maltraités. Chaque éléphant à son mahout attitré. Lova nous explique les problèmes que causent les parcs à touristes. Il en existe beaucoup où on oblige les éléphants à peindre, jouer au foot… Cet apprentissage ne se fait bien sûr pas en douceur. Elle nous explique aussi que même si les éléphants sont des animaux très puissants, leur colonne vertébrale est très fragile. La nacelle qui sert aux touristes à s’assoir lors des promenades à dos d’éléphant pèse déjà une trentaine de kilos ; plus le poids des touristes… Les éléphants souffrent et finissent en général avec de graves séquelles. On peut bien sûr monter à dos d’éléphant ; mais directement sur leur tête. Elle nous explique également que quand ils sont tout seul, ils sont obligés de les attacher. En effet, le camp n’étant pas clôturé, les éléphants iraient ravager les cultures des fermiers voisins. Elle nous explique également pourquoi les éléphants se balancent d’une patte sur l’autre. C’est un signe d’ennui car ils ont toujours été en captivité et non pas eu assez de liberté. Après un certain temps passé au camp, cela s’atténue.

Une fois toutes ces explications données, on a enfin le droit de s’approcher pour aller les caresser. Ils ont la peau dure et rugueuse. Les poils qu’ils ont sur la tête quand ils sont bébés s’estompe avec l’âge. Moi qui croyais que ces poils étaient tout doux, j’ai été surprise de voir à quel point ils sont durs !!!

 

Bon, on laisse les éléphants pour le moment. On va aller leur préparer des boules de vitamines. Dans la nature, ils trouvent les vitamines en grattant la terre. Nous voilà donc à mélanger du riz, de la farine, des fruits de tamarin, du sel et un peu d’eau. Une fois tout mélangé, on forme des boules qu’il faut faire sécher au soleil. Pas très compliqué à faire, mais c’était son compter le bébé qui revient de baignade avec sa mère au même moment. Et là, on se rend bien compte qu’il a un super odorat. Le voilà donc en train de nous courser pour pouvoir chiper quelques boules. Et essayer de faire fuir un éléphanteau gourmand c’est mission impossible !!! Du coup, il a le droit à quelques boules. Une fois séchées, on va les donner aux éléphants. Lova nous explique que les éléphants ont une langue en V donc il faut leur mettre directement au fond de la gorge. Alors ça on ne l’avait pas vu venir. Même s’ils ont l’air gentil, c’est super impressionnant. Mais une fois l’appréhension passée, tout se passe super bien.

 

Nous allons ensuite couper de la canne à sucre. A l’aide d’une machette, il faut faire des tronçons d’une quinzaine de centimètres puis les couper en 4. Les éléphants en raffolent parait-il. Effectivement, je confirme. Là par contre, il ne faut pas leur mettre dans la gueule. Ils se servent avec leur trompe. Ils adorent ça et les attrapent à une vitesse !!!

 

Après cette matinée bien chargée, c’est la pause déjeuné. On nous sert un repas typique de Chiang Mai : un Kao Soï (sorte de soupe à base de nouilles de blé et de poulet). C’est excellent.

Une fois terminé, c’est l’heure d’aller baigner les éléphants. Il faut commencer par un bain de boue. Et là, il faut rentrer dans une espèce de mare où on s’enfonce dans la boue jusqu’aux genoux. Une fois dedans, il faut prendre de la boue dans les mains et frotter les éléphants avec. Eux ont l’air d’adorer, et nous on s’y fait !!!

 

Maintenant que tout le monde est bien boueux, il faut aller se rincer dans la rivière. Et là, c’est vraiment un miment magique. Les éléphants se couchent dans l’eau pour jouer. C’est le seul moment où ils peuvent se coucher. Vers 18 mois, leurs poids est tel que s’ils se couchaient sur le sol leurs organes seraient écrasés. Du coup, quand ils sont dans l’eau, ils en profitent. A la fin de la baignade, on se demande si c’est nous qui lavons les éléphants ou l’inverse. En effet, sur les « conseils » de leurs mahouts, ils s’amusent à nous arroser avec leur trompe.

 

Malheureusement, tout a une fin et il est déjà l’heure de partir. Passage obligatoire par les douches (c’est plus un jet d’eau dans une cabane qu’une douche), gouter et retour à Chiang Mai où Eric nous attend.

Comme il n’est que 17h, on décide d’aller Doï Suthep pour y visiter le temple. Le Doï Suthep est la montagne qui culmine à plus de 1600 m près de Chiang Mai. 309 marches pour arriver jusqu’au temple tout en haut. Mais une fois arrivée, la vue sur Chiang Mai y est magnifique. On arrive au moment de la prière. Très intéressant à regarder. Une fois la visite terminée, on repart vers l’hôtel.

 

Pranee nous a préparés du poulet et du poisson au bbq (cuit dans des feuilles de bananiers) et un Kaï Katiam (poulet à l’ail et au poivre noir). Le tout bien sûr accompagné de riz au jasmin. Et en dessert, encore un super plateau de fruits. On ne s’en lasse pas.

Même si on a adoré tout ce qu’on a fait pendant notre voyage, cette journée passée avec les éléphants reste l’un de nos meilleurs souvenirs.

Jour 5 : arrivée à Chiang Mai

Réveil à 6h. Trop trop dur. Petit déjeuner en vitesse, check out et on récupère un taxi à 8h15 pour aller à l’aéroport. Heureusement qu’on a prévu large. Il nous faut 1h30 pour y arriver. Décollage pour Chiang Mai à 12h15. Un peu plus d’une heure de vol et on en profite pour dormir. Après l’atterrissage on récupère nos bagages et on retrouve Eric qui est venu nous chercher. Eric, c’est le proprio du Mai Siam Resort, l’hôtel qu’on a réservé à côté de Chiang Mai. C’est un français marié avec Pranee, une thaï. Leur fille Marine a un an de moins qu’Aurore. On a beaucoup échangé par mail avant notre arrivée, du coup on a déjà l’impression de se connaitre. Après 30mn de route on arrive enfin au Mai Siam. Génial. Un ensemble de 3 bungalows dans un jardin magnifique avec de très belles fleurs et des papillons géants. Eric a vraiment l’air super sympa. Pendant le trajet, il a téléphoné à Pranee pour lui demander de nous préparer à déjeuner. Arrivés dans nos chambres, une très belle corbeille de fruits nous attends ainsi qu’un super cocktail. On va ensuite déjeuner un plat à base de poulet vraiment excellent. Puis retour dans la chambre pour défaire les valises. Les chambres sont super grandes et meublées avec goût.

Dans la soirée, Eric nous emmène au petit marché d’à côté. On y goute des rotees, sorte de crêpes super épaisses. Vraiment excellent. Avant de rentrer, il nous fait également gouter la saucisse de Chiang Mai. Et là, whaou, c’est super épicé. Du coup on achète un sachet de riz pour essayer d’atténuer.

Retour à l’hôtel, apéro dans le jardin et diner excellentissime préparé par Pranee : Panang et Massaman accompagné de riz bien sûr. Et en dessert des fruits frais à tomber par terre. Après diner on ne traine pas, on est épuisé ; tout ça pour un match de foot qu’on a perdu !!!